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Au lieu d’essayer de trouver une solution au problème de la répartition des rôles au sein du gouvernement, certains irresponsables ont été préoccupés par une rumeur qui augmente les inquiétudes populaires sur un futur qui ne supporte plus les instabilités, et les indices qui apparaissent tous les jours comme témoins. Il n’est plus besoin de guide pour affirmer ou réfuter ce que reflète la réalité.
Au lieu de traiter les dossiers personnalisés, ou au moins d’essayer d’accélérer l’application des solutions afin de protéger les citoyens des problèmes toxiques élevant le Liban au sommet de la liste des pays atteints de la région, certains se préoccupent de répandre des poisons sous forme de campagnes suspectes qui approfondissent la frustration du peuple. Comment expliquer l’attaque en cours contre le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salameh ? Ces critiques se basent sur des points de vus non-scientifiques et visent Mr Salameh tantôt à travers les instigations financières qui ont évité au Liban beaucoup de risques de change et qui ont renforcé la stabilité du taux de change national, tantôt à travers la mise en garde contre l’effondrement de la Livre Libanaise.
Mais les campagnes ne sont pas nouvelles pour ce dirigeant d’un quart de siècle. Les critiques qui ont accompagné ses quatre mandats ont suscité les sentiments et mobilisé les consciences à des fins identiques : ils ont nié toutes ses sages réalisations qui ont évité maintes crises et secousses au secteur monétaire, bancaire et au niveau social.
Faut-il intenter un procès contre Riad Salameh pour avoir isolé la Livre Libanaise des influences politiques depuis les années 90, maintenant sa stabilité et préservant le pouvoir d’achat des Libanais ? Ou parce qu’il a cessé les spéculations dont les réalisateurs ont exécuté d’énormes richesses au détriment des pauvres ?
Riad Salameh a-t-il mérité de sévères sanctions pour avoir éliminé les manquements et les faillites du secteur bancaire et pour l’avoir remis sur la voie lorsqu’il a dû adopter les normes baloises et prendre en compte les banques ? Ou pour avoir imposé un processus d’application pour combattre le blanchiment d’argent, et sorti le Liban de la liste noire, faisant de lui un partenaire financier ? Ou pour avoir imposé aux banques d’adhérer aux sanctions internationales et américaines imposées pour drainer les sources de financement du Hezbollah, afin d’assurer leur propre sécurité?
Riad Salameh est-il accusé pour avoir sauvé le Liban des petrins dans lequel l’ont entrainé ses politiciens. C’est lui qui a reçu les plus hautes distinctions dans plus d’un forum international en tant que « meilleur gouverneur de la banque centrale» ? Ou parce qu’il a lancé l’ingénierie, en particulier depuis Paris 2, lorsqu’il a fourni au gouvernement un financement de 8 milliards de dollars à un taux d’intérêt nul et qui a été reparti équitablement entre la Banque Centrale du Liban et les banques.
Riad Salameh est accusé, il est démis de ses fonctions de gouverneurs même s’il ne démissionne pas, son image et sa réputation sont diffamées en passant même par sa santé. Cela est un indicatif de la bassesse des discours et des armes légitimes de guerre dont le but est de l’empêcher d’accéder à Baabda.
Riad Salameh, vous êtes accusé de n’avoir abandonné aucun jour les principes de la Banque du Liban. Vous êtes accusé d’avoir tenté de contrôler le taux d’inflation afin de préserver les salaires des personnes à faibles revenus. Vous êtes accusé d’avoir tenté d’épargner au Liban une série de salaires et de grades en présentant votre avis au gouvernement de Najib Mikati sur la tranche de 5 ans, ce qui a permis au gouvernement de fournir les fonds nécessaires et à l’économie d’absorber l’inflation. Vous êtes accusé d’avoir maintenu la stabilité monétaire le jour de l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, pendant la guerre de Juillet 2006 avec Israël, et le 7 Mai quand le Liban a failli exploser. Vous êtes accusé de vous soustraire à la loi sur l’argent et le crédit lorsque vous avez élargi le cadre de votre mission il y a sept ans afin de soutenir l’économie par un ensemble de mesures qui ont permis la bonification des intérêts des prêts bancaires, notamment pour les logements, vous permettant de faire des prêts de 7 milliards de dollars.
Quoi encore ? 
Il y a une semaine, le président Mexicain Andres Obrador a annoncé la faillite de son pays en raison de problèmes économiques et de l’incapacité de son pays d’y faire face. Il y a deux jours, le président de la république a dénoncé la « faillite du Liban » en réponse à une campagne systématique qui atteint tous les espoirs rattachés à Cedar et à la richesse gazière promise. La faillite a certainement affecté l’éthique, les principes et le niveau du discours et de la communication de certains obsédés par le pouvoir et l’argent.
Epargnez le Liban et les Libanais et craignez Dieu !

Source|Violette Balaa|  http://www.arabeconomicnews.com
Traduction| Pascale Choueiri Saad